France

Tour de France motorisé

Cette année, nous avions pour projet de partir en Australie ou au Sénégal rejoindre de la famille mais le Covid19 en a décidé autrement ! Nous resterons en France et quitte à rester dans ce beau pays, nous allons essayer… d’en faire le tour ! Et en commençant par la côte.

Lorsque nous en avons parlé pour la première fois à nos familles, on nous a quelque peu rit au nez. Le tour de France en 4 semaines ? Compliqué, impossible, vous serez fatigués, holà !

Mais quand votre équipe compte dans ses membres un fan de Jules Verne, on ne se laisse pas détourner d’une folie si aisément. On se moquait aussi du tour du monde en 80 jours après tout !

 

Étape 1 : Le Cotentin à Créance

Nous voilà donc partis le vendredi 24 Juillet après midi, direction Créance dans le Cotentin, au Camping des Dunes.

Enfin, partis, après quelques aléas bien entendu. Pour illustrer ce début de vacances, il y a une petite histoire que nous aimons bien : imaginez un jour de pluie. De cette unique situation, il y a plusieurs possibilités de réaction, dont deux qui nous intéressent : la première consiste à se plaindre indéfiniment de la météo, de songer à tout ce que nous aurions pu faire si seulement il faisait beau. La seconde consiste en seulement cela : il pleut = il pleut.
Eh bien nous concernant, disons qu’il pleuvait. Et aussi, la glacière, branchée sur l’allume-cigare ne fonctionnait pas. Donc nous avons essayé de changer un fusible en utilisant ce qui semblait être un fusible de secours. Ce n’en était pas un. Au bout de deux heures de trajet la voiture émet un signal d’alarme à vous faire sauter au plafond et nous ordonne (il n’y a pas d’autre mot) de nous arrêter pour cause de panne de l’injection.
Bon. Arrivés malgré tout au camping avant la fermeture de l’accueil, nous remettons les fusibles en place et prions. Sous la pluie.
Un début de séjour sur les chapeaux de roue comme on sait les faire !
Mais enfin, c’est simplement de la pluie.
Abrités sous notre bâche nous avons pu profiter de pizzas réconfortantes (le Pizza-Truck Francky Pizza qui stationne devant le camping les vendredi et dimanche soirs est terrible !).
Le lendemain, course à pied/lecture le matin (division stratégique de l’équipe en fonction des activités de prédilection) et randonnée sur la plage l’après midi (sous la pluie toujours).
Vient le soir, le froid, la fatigue. Un arc-en-ciel qui pointe ses couleurs dans le ciel rosé-bleuté. Un coucher de soleil chatoyant sur les dunes, le cri des mouettes et le chant des vagues comme berceuse.
On n’est pas si mal sous la pluie.

Étape 2 : Entre Quimper et Concarneau

Le dimanche 28 Juillet à 10h, nous reprenons la route pour cheminer jusqu’à l’étape suivante. Après un arrêt chocolatine dans une boulangerie, nous filons vers la forêt de Brocéliande à Paimpon, qui nous a accueillis pour un pic-nique au bord de l’eau. Nous avons pris le temps de faire le tour du lac, puis de pousser jusqu’au Tombeau de Merlin et la Fontaine de Jouvence. Si vous aimez les légendes Arthuriennes et les atmosphères magiques et mystérieuses, ne manquez surtout pas ça, mais évitez la pleine saison. C’est un lieu dont le potentiel, à mon avis, doit être bien plus puissant en automne, dans le silence et le secret d’une visite en solitaire.
 
En milieu d’après-midi nous reprenons la route. La voiture a fait des siennes toutes la matinée, mais pour la seconde partie de la route elle semble calmée. On la traite comme une très vieille chose : on ne pousse pas trop, on ne va pas trop vite.
Arrivée au camping de la Plage de Kervelen, installation. Nous sommes bien, juste à côté de la mer là encore. Seul point faible du lieu : les sanitaires d’une propreté douteuse.
Le soir-même, nous profitons du petit restaurant qui se trouve juste sur la gauche lorsque du camping on arrive sur la plage : on mange les pieds dans le sable, les moules sont bonnes.
Le lendemain – lundi – balade sur le porte puis visite du château de Kériolet où nous faisons la connaissance à travers le temps d’une princesse Russe qui savait ce qu’elle voulait.
Nous repartons demain sur la route, direction le Poitevin et l’Île de Ré…

Étape 3 : L'Île de Ré

Nous avons donc quitté le camping de la plage pour reprendre la route. Etape intermédiaire : Nantes et ses machines !
A voir et à revoir ! Sur l’Île de Nantes, dans un grand entrepôt, un rêve est fabriqué pièce par pièce par des passionnés. Le prix d’entrée est un peu cher pour la visite de la galerie, mais ça vaut le détour. Bon à savoir : pour monter sur l’éléphant géant, prévoyez de réserver à l’avance car c’est très vite plein pour la journée. Si vous voulez manger, il y a un minuscule foodtruck qui propose de la nourriture égyptienne, surprenante mais bonne (il faut avoir faim, c’est consistant !).

Après cette pause pleine d’émerveillement, nous avons pu reprendre la route pour notre destination finale du jour : l’Île de Ré. Malgré quelques recherches, nous n’avons pas pu trouver de camping qui ait encore des emplacements disponibles, nous nous sommes donc rabattus sur du camping sauvage. Après un petit repérage sur Google Map, nous avons garé la voiture près de la Maison des Dunes pour profiter d’un pic-nique sur la plage et repérer les lieux : tout semblait ok pour une installation de bivouac. Par précaution, nous avons décider de patienter jusqu’au coucher du soleil en profitant de l’ambiance superbe du chapiteau de la Java des Baleine : une sorte de bar / music-hall en plein air, avec une atmosphère absolument parfaite. Nous y avons passé la soirée, au son d’un petit groupe d’électro new-age, avec un vin du pays.

Passé 23h, nous sommes retournés sur notre spot pour la nuit : la tente dans le sable pour l’équipier qui ne craignait pas d’être emporté par la marée, le siège de la voiture pour l’équipière qui se méfie des sirènes.

Le lendemain, nous avons pu prendre un petit déjeuner dans un camping voisin pour ensuite partir en vadrouille, à la recherche de cadeaux pour les amis chez qui nous séjournerions ensuite. Cette expédition a terminé de belle manière : arrêtés par hasard dans le Domaine Pelletier, nous avons eu droit à une magnifique et délicieuse dégustation et avons pu repartir avec des bouteilles savoureuses en souvenir.

Après un repas du midi dans la forêt des dunes – juste à côté de notre 1er lieu de bivouac – où nous dormirons d’ailleurs le soir, nous sommes partis en randonnée le long de la plage, jusqu’au phare des baleines dont nous avons visité le musée – une visite qui vaut le coup !

Étape 4 : Le Périgord

Le lendemain de nouveau nous reprenons la route, après une nuit de sommeil dans la forêt des dunes. Direction : Coulounieix-Chamiers dans le Périgord, juste à côté de Périgueux, chez nous amis qui y vivent.
Du fait de leurs rythmes professionnels, nous avons dû adapter un peu nos organisations : départ 7h15 du domicile chaque matin pour une visite matinale, puis rendez-vous avec nous amis à 15h pour une 2ème activités en commun, après leurs heures de travail.
Le premier jour, nous avons visité le château de Bourdeilles et l’Abbaye de Brantôme et ses grottes dans la matinée, deux jolies visites. L’après midi, 3h de canoë sur la Vézère, une balade agréable et rafraichissante – surtout par 39 degrés – .

La deuxième jour, direction Sarlat et son marché, puis l’un des plus beaux villages de France, Roque-Gageac. Des excurtions plutôt sur le ton de flânerie, où on en prend plein les yeux. L’après-midi, visite de la grotte de Villars, l’une des seules en France dans laquelle on peut admirer des peintures préhistoriques représentant un être humain – et dans laquelle malheureusement on ne peut pas prendre de photos – .

Le troisième jour, nous avons visité durant la matinée le gouffre de Proumeyssac : il est véritablement magnifique, mais les visites sont très rapides, ce qui laisse peu le temps de véritablement s’immerger dans le lieu. L’après midi, visite de Périgueux grâce à notre amie et ses commentaires dignes d’une guide professionnelle !

Étape 5 : Les Landes de Gascogne

La visite de Périgueux fut le point final de notre détour dans le Périgord. Le lendemain, nous prenons tôt la route pour le bassin d’Arcachon. Nous visitons la ville en elle-même le matin : Observatoire Sainte Cécile – très amusant à monter et jolie vue – la Basilique Notre Dame de la Mer et la Chapelle des Marins… Et un bon restaurant, la Petite Moulerie. Pour peu qu’on accepte de s’éloigner de quelques mètres du bord de mer, dans une ruelle à côté du casino, on y mange très bien et le service est super.
Après manger, direction la Dune du Pilat que nous avons escaladée dans le sable, méritant ainsi amplement nos frites du midi.
Le soir, camping chez l’habitante grâce au site Home Camper.

 

Le deuxième jour dans les Landes, nous avons profité de la matinée pour… eh bien, faire la lessive, puisque notre valise était presque exclusivement remplie de linge sale…

L’après-midi, Promenade Fleurie au bord de l’étang d’Aureilhan, puis tour à la plage de Mimizan, mais aussi, préparation de nos étapes suivantes. Demain, nous partons pour les Pyrénées…

 

Etape 6 : les Pyrénées

Nous sommes partis tôt le matin pour arriver dans les Pyrénées dans la matinée. Notre objectif était d’optimiser le temps de balade sur place plutôt que de gâcher une longue journée sur la route. Après quelques bouchons dans une chaleur caniculaires, nous sommes arrivés dans la première vallée où nous allions camper. Ou plutôt, disons au pied des montagnes, car nous étions plus bas que ce qu’on aurait aimé. Nous avons donc décidé de ne rester qu’une seule nuit. Après un campement vite monté et un pic-nique, nous avons repris la route pour faire la randonnée du lac de Bareilles depuis le port de Balès. La route qui y mène est superbe, le port de Balès étant un sommet d’où la vue est époustouflante. La randonnée en elle-même est facile bien qu’un peu traître : c’est au retour qu’il faut monter ! Mais ça ne dure pas longtemps. Au lac, on peut se baigner dans un eau limpide mais dans l’après-midi il y a de fait un peu de monde. Ca reste agréable par une chaude journée !

Le lendemain, nous nous sommes remis en route de bonne heure, direction cette fois Ustou, plus haut dans les Pyrénées Ariégeoises. Un camping situé presque au centre du village, pas très loin du cirque de Cagateille. L’après-midi, nous nous sommes aventurés sur un chemin à proximité du village qui permettait de monter sur un sommet. Nous pensions initialement faire échauffement… résultat, 800 mètres de dénivelé, avec de belles côtes !

Pour notre deuxième jour à Ustou, nous sommes partis pour faire la randonnée du cirque de Cagateille et monter à l’étang de la Hilette au dessus. Comme nous n’étions pas bien réveillés, nous sommes partis une première fois… sans le pic-nique. Une fois sur le parking de départ, nous avons réalisé notre bêtise et dû redescendre jusqu’à Ustou. Finalement, nous sommes remontés, avec le sac à dos… mais en oubliant les couverts. Nous avons mangé la salade de riz avec les mains. Rien de tel pour renforcer les liens.

Si vous cliquez sur le lien, vous verrez qu’il est écrit « randonnée en montagne exigeante ». Oui, c’est le moins qu’on puisse dire, surtout pour nos petites jambes de nordistes pas encore bien échauffées ! 11,5 km, 1000 mètres de dénivelé, avec, il faut le noter, une partie en petite escalade… Autant dire qu’on a dégusté. Mais ça en valait la peine, comme la plupart du temps en randonnée : des paysages incroyables, une vue magique, une atmosphère comme hors du temps… En faisant le tour du lac (après s’y être baignés !), on sentait peser sur nous le regard de tous les autres vivants qui peuplent ces lieux sauvages. 

Nous sommes redescendus en prenant notre temps, les jambes un peu flageolantes mais souriant ! Le soir, c’était la fête du village d’Ustou. Nous sommes allés nous mêler aux locaux jusqu’à minuit, avant d’essayer en vain de dormir, bercés par les cris du DJ « Ce soir c’est la fête Ustou !!! ». Une belle ambiance, que nous avions encore dans les oreilles en décollant le lendemain à 6h. Direction : la Camargue, en passant par Colliour.

Un commentaire

  • Céline Waucheul

    Coucou les copains, on est super content de vous avoir vu pendant quelques jours. Ravie que votre séjour dans le Périgord vous ait plu. A bientôt dans le Nord !

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