Irlande
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1. Introduction au voyage

Bonjour à tous,

Pour ce deuxième article nous allons parler un plus « à chaud » que pour le précédent. Fraîchement revenus d’un mois en Irlande, nous avons hâte de raconter nos aventures !

Notre décision de partir un mois à l’étranger a été prise il y a environ un an. Comme beaucoup d’étudiants, nous avions besoin de quelques progrès concernant notre maîtrise de la langue de Shakespeare…

Notre particularité, c’était qu’on avait envie de faire ça ensemble, et qu’on n’avait pas un compte en banque très fourni. Impossible donc de s’inscrire à de coûteux cours d’anglais. Compliqué également de prendre un billet d’avion pour l’Australie.

Nous avons découvert le WOOFING en furetant au hasard sur internet ; et nous nous sommes décidés pour l’Irlande principalement à cause du prix des billets d’avion (120€ pour deux en anticipant le voyage quelques mois à l’avance). Et puis… l’Irlande, c’est le pays des fées, de la magie… Non ?

2. Le WWOOFING : what’s this ? ?

Le principe de base du WWOOFING est simple : logement et nourriture contre travail. Chaque pays possède un site internet dédié sur lequel il faut s’inscrire pour voir les annonces d’hôtes potentiels.

Dans la réalité, concernant l’expérience que nous avons vécue cet été, nous fournissions plus un coup de main qu’un véritable travail, et nous estimons avoir reçu beaucoup plus que ce que nous avons pu offrir. Cependant, ça ne se passe pas toujours de cette manière. Pour les intéressés, le WWOOFING est un excellent moyen de voyager dans des pays qui ne seraient pas financièrement accessibles autrement, ou tout simplement de faire des rencontres sympathiques et de s’immerger dans une culture et un mode ou rythme de vie. Il faut en revanche être prudent concernant les hôtes : certains sont plus en recherche de main d’œuvre gratuite que d’échange équivalent. Pour prendre le temps de visiter un peu le pays, mieux vaut éviter les 8h-18h tous les jours… Trouver les bons hôtes peut prendre du temps. Si l’idée est simplement de barouder un peu, de passer une semaine par ci, une semaine par là, la meilleure technique consiste peut-être à écrire un peu partout quitte à passer des semaines plus ou moins bonnes et plus ou moins pénibles. Si l’idée est de rester plus longtemps, de tisser des liens… Mieux vaut prendre le temps d’une sélection plus attentive et prudente.

Une journée typique en compagnie de Marion et Franck commençait ainsi : un petit déjeuner à 8h45, à 9H30-45 début du travail. Nous avons fait beaucoup d’enduit sur les murs de la maison en bois que Franck a entrepris de construire, mais avons également eu l’occasion de faire du jardin (taille de haie, coupe d’arbre…) ou encore de commencer à installer une VMC.

À 11H30, l’heure du café, jusque midi. Ensuite, nous retournions au travail jusque 13H30, heure du lunch.

L’après-midi, nous avions quartier-libre, même s’il nous arrivait de donner encore un coup de main pour de petites choses ou de tenir compagnie à Franck pour les courses. Le week-end, nos hôtes nous prêtaient la voiture, une tente et deux sacs de couchage ainsi qu’un charmant panier de pique-nique pour que nous puissions partir en expédition.

Vous l’avez compris, nous avons été très chanceux. Notre expérience de WWOOFING fut riche en échanges humains, en apprentissages en tous genres, en découvertes. Comme il n’était pas si facile que ça de trouver des hôtes nous avons fait le choix de rester un mois au même endroit. L’inconvénient principal, c’est que nous n’avons de fait pas eu l’occasion de vraiment faire le tour de l’Irlande, bien que la voiture prêtée nous ait permis de faire de fabuleuses escapades (qui n’auraient pas forcément été possibles autrement : les bus et trains sont chers en Irlande !). L’avantage, c’est que nous avons eu le temps de la rencontre avec Marion et Franck, et que ça valait le coup. En effet, une rencontre est une aventure à elle seule. Prendre le risque de se confronter à des personnes inconnues, d’entrer dans leur quotidien, c’est aussi ce qui a rendu notre voyage absolument exceptionnel.

3. Bon, et l’Irlande alors ?!

1er week-end : Mullaghmore et le Donegal

Notre premier week-end en Irlande fut un peu spécial : Franck et Marion devaient se rendre à Dublin pour récupérer leur voiture, laissée aux bons soins des précédents Woofeurs, et nous ont demandé de bien vouloir rester à la maison, notamment pour nourrir Swip, leur vieux bonhomme de chien. Une journée de « perdue » donc, mais nous nous sommes bien rattrapés le dimanche.

Après un départ à 7h, nous avons pris la route de Roosky vers Sligo (côte ouest). Nos objectifs : Mullaghmore, un charmant port en bord d’Océan Atlantique et de falaises, et les Slieve League Cliffs dans le Donegal. La météo ? Pluvieuse, comme il se doit.

En chemin, nous nous sommes arrêtés à l’Abbaye de Boyle, dont nous avons fait le tour sans pouvoir entrer (ça n’ouvrait qu’à 10h).

Notre deuxième étape fut la Tobernalt Holy Well, lieu rendu magique selon la légende par la bénédiction de Saint Patrick en personne. En cet endroit, je pouvais pratiquement sentir la présence des fées, et pour le moins nous pouvions comprendre comment ces êtres avaient pu être imaginés.

Notre troisième étape fut une incursion sur des routes pour le moins minuscules et chaotiques dans l’espoir, non vain, de photographier de plus près la fameuse montagne du Benbulben. En la regardant, on s’interroge : qu’est-ce que ça peut bien faire là ? Cette excroissance verte et majestueuse, jaillie d’un sol plat et humide comme pour taquiner les nuages ?

Notre fascination surmontée bien que non-oubliée, et l’estomac gargouillant, nous nous sommes remis en route pour Mullaghmore, notre lieu désigné de pique-nique. Imaginez un petit port battu par les vagues formidables de l’Océan Atlantique, sous un vent froid et des nuages aux reflets métallisés… vous aurez une idée de ce qu’est Mullaghmore. En surplomb du village, un château abandonné dressé en bord de falaise. Il est possible de se rapprocher des déferlantes et de la plage, mais attention où vous mettez les pieds : les chemins sont plus humides qu’il n’y paraît au premier abord, et vous risquez de voir disparaître vos chaussure dans une flaque boueuse et froide qui ressemblait pourtant à de l’herbe. Au village, à côté du port, il y a un jolie et longue plage de sable où la promenade est agréable bien que venteuse. Une destination que nous conseillons aux romantiques, aux poètes, aux amoureux de l’Atlantique.

Après le pique-nique et un petit tour pour quelques photos, nous avons repris la route pour les grandes falaises du Donegal.

Le GPS peut y amener facilement : il suffit de lui indiquer de suivre la route des Slieve League puis de suivre les panneaux « Slieve League Cliff ». Au bout d’une petite route montagneuse, nous sommes arrivés à un parking tandis que la route continuait au-delà d’une barrière que nous n’avons au départ pas osé franchir. C’est une chose à savoir en Irlande : les barrières sont faites pour être ouvertes si la route continue de l’autre côté (et à condition de bien referme derrière soi, sous peine de priver un berger de ses moutons !). Finalement, voyant plusieurs véhicules tenter l’aventure, nous nous sommes décidés à les suivre. La route évoluait au milieu des monts verts et violet, sous la pluie et les nuages bas. Lorsqu’on est arrivés aux falaises, la première chose qui nous a laissé sans voix fut la vue de l’Océan, encore, grande étendue sauvage sous un ciel de plomb. Ensuite en avançant un peu, nous avons finit par apercevoir les falaises, dont le sommet était pris dans les nuages.

Ce que nous retenons de cette visite aux cliffs, ce sont les couleurs : le gris, le rose, le vert, les contrastes. Par temps ensoleillé l’endroit doit être féérique, mais nous avons eut une certaine forme de chance de les voir sous leur jour plus tempétueux et sauvage. A tenter si vous avez l’âme d’un photographe : le lever ou coucher de soleil.

Pour nous réconforter de toute l’humidité absorbée au cours de la journée, nous avons fait un court arrêt chocolat chaud au petit café en bas de la route des Slieve League cliff. Chocolat chaud et minis guimauves, que rêver de mieux pour se réchauffer tandis que la pluie ruissèle sur les vitres des fenêtres ? L’Irlande est le pays où les pulls en laines, les chocolats chaud et la douceur cohabitent avec les averses diluviennes, le vent et les côtes sauvages.

2ème week-end : le Mayo et le Connemara

Pour cette deuxième escapade nous sommes partis deux jours, avec tente et sacs de couchage prêtés par Marion et Franck.

Notre première destination le samedi matin fut Achill Island dont nous avons fait le tour en voiture avec quelques étapes photo et bien entendu un arrêt pique-nique. Nous avons même eut suffisamment de soleil entre les nuages pour une marche le long de la plage.

Frustrés par le Guide Vert qui n’indiquait pas réellement de lieu de promenade satisfaisant, nous avons ensuite utilisé un ouvrage local afin de trouver notre activité de l’après-midi : « A Walking Guide » de Paul Phelan, qui indique les 30 meilleures randonnées à faire dans le Mayo et le Connemara. C’est ainsi que nous avons pris la route pour Benwee Head, au nord du Mayo. En chemin, nous avion le sentiment d’être dans un contrée lointaine. En fait, la route longue et droite au milieu des plaines désertiques ou des forêts de sapins sombres nous faisaient irrésistiblement penser à l’Australie ou au Canada.

La promenade de Benwee Head étant relativement longue, nous n’en avons fait qu’une partie, mais suffisamment pour contempler les falaises époustouflante sous le soleil qui se leva soudain pour nous en cette fin d’après-midi. Une grande bouffée d’air frais, de soleil, de moutons, de paysage.

C’est avec les yeux et l’appareil photo bien remplis que nous sommes repartis, direction le Connemara.

Nous avions prévu de bivouaquer dans le Parc National du Connemara où Franck nous avait dit que c’était autorisé. Ayant repéré l’entrée du parc, nous nous sommes rendu directement à Cliffden, « la seule ville pour ainsi dire du Connemara », pour reprendre les mots du Guide Vert. Ville très touristique, nous avons passé la soirée à parler français : après avoir croisé des marseillais, nous avons mangé dans un restaurant où tout le personnel était bilingue ! Comme nous ne savions pas à quel établissement nous fier parmi la pléthore qui proposait une table, nous avons suivi les conseils du célèbre Guide et réservé une table au restaurant « Off The Square ». Spacieux, tranquille, et bonne cuisine, que demander de plus ? Petit conseil cependant à ceux qui ne sont pas spécialement gourmands… Evitez de prendre une entrée avant le plat, elle vous calera à elle toute seule (même si c’est la soupe, oui !).

C’est vers 22h que nous repartons pour le Parc National, pensant rouler à l’intérieur jusqu’à trouver un petit endroit sympa où nous installer. Malheureusement, nous aurions dû anticiper un peu mieux… Arrivé sur place, nous avons pu constater que le Parc n’était en réalité pas très grand, et qu’on ne pouvait en aucun cas y circuler en voiture. Notre seule option devenait de planter la tente sur le parking à moins que nous souhaitions nous aventurer de nuit et à pied sur des sentiers inconnus… Frustrés, nous avons finalement quitté le parc pour trouver un endroit désert sur la côté où nous nous sommes installés à la lueur de nos lampes de poche. Pas très rassurant, mais plus agréable que le bitume du parking !

Le lendemain matin, nous sommes retournés au Parc National pour y faire l’une des randonnées, répertoriés dans le Walking Guide. Réveillés tôt par les bêlements de brebis qui évoluaient près de notre campement de fortune, nous sommes arrivés sur le sentier du Diamond Head vers 8h30. Le beau temps n’était cette fois-ci pas au rendez-vous : nous marchions dans les nuages ! Malgré l’humidité, ou peut-être grâce à cela, nous avons été plongé dans l’ambiance Connemara ; avec malgré-tout des points de vue incroyables. Arrivés au sommet, nous avons constaté à quel point le parc était petit : derrière le Diamond Head s’étendent des kilomètres d’espaces vierges. Pas un seul chemin en vue, pas une trace d’activité humaine. Le véritable Connemara se trouvait là-bas ! Peut-être pourrons-nous l’explorer une prochaine fois, mais le temps nous manquait pour ce week-end-là.

Ayant terminé notre randonnée vers 12h30, nous avons été étonnés en arrivant en bas de croiser une foule de monde en route vers le sommet : commencer tôt était réellement une bonne idée… En début d’après-midi, sans doute faut-il faire la queue pour arriver au bout du chemin…

Nous avons terminé notre week-end par un long pique-nique en bord de mer, et un petit arrêt pour prendre en photo la Killmore Abbey. Nous ne sommes cependant pas entrés : beaucoup de trop de monde, un peu trop cher, pas assez de temps…

Finalement, nous gardons comme une drôle d’impression de ce week-end. Nous avons entrevu les espaces sauvages et dissimulés du Connemara, goûté un peu des potentialités du Mayo. A la fois exaltant et frustrant. Pour ces régions si vous y allez, et que vous avez envie de vous immerger dans l’ambiance sauvage et baroque des lieux, nous vous conseillons de vous fier aux Guides Locaux (qui sont en anglais !). Ils vous mèneront sur des sentiers que peu de gens connaissent, vers des trésors intacts et uniques.

3ème week-end: les Mournes Mountains

Notre escapade dans le Mayo et le parc National du Connemara nous ayant mis en appétit de grands espaces et de randonnée, nous pensions au départ passer notre 3ème week-end dans les Wicklow Mountains en dessous de Dublin.

Cependant, sur les bons conseils de Franck nous avons finit par opter pour les Mournes Mountains dans le Nord de l’Irlande.

Le samedi n’a pas été des plus joyeux : jamais nous n’avions vu autant de pluie, de vent, et de brouillard en une seule journée. Quelque peu découragés, nous envisagions même de renoncer à bivouaquer pour rentrer chez nos hôtes… Pour échapper à la pluie, nous avons donc passé la journée au Castle Ward, une étrange bâtisse coupée en deux dans le sens de la langueur : un côté classique pour monsieur qui aimait ce style architectural, et un côté baroque pour madame qui en était folle. Ça rend la visite très amusante, d’autant plus si on imagine ce couple à l’époque en train de se chamailler à propos de la décoration de leur demeure au point de finir par couper le manoir en deux !

Même sous la pluie, il faut dire que le parc avait de l’allure : très étendu, il regorgeait d’arbres immenses et finissait sur le bord d’un lac avec une petite Boat House.

Sous les nuages et la brume, tout cela prenait des allures romantiques bien qu’humides, et on pouvait aisément se sentir basculer quelques centaines d’années en arrière. C’est d’ailleurs quelque chose de fréquent en Irlande. Peut-être est-ce moi qui aie une imagination débordante, mais chaque lieu visité me faisait penser à des temps reculés, à des guerriers dans la brume et des histoires de fantômes…

D’ailleurs, c’est peut-être cela qui m’a fait passé une si mauvaise nuit. Après la visite de Castle Ward, nous nous sommes rendus en ville à Downpatrick pour manger, suivant une fois encore le Guide Vert pour trouver un restaurant. Ce ne fut pas vraiment un succès cette fois-là : nourriture pas très bonne (et nous étions d’autant plus déçus que notre pique-nique du midi avait été tout bonnement horrible : même le pain était mauvais !) et extrêmement chère. Tout de même réconfortés par un peu de Guinness et de Whiskey, nous nous sommes ensuite rendus sur le lieu que nous avions choisis pour bivouaquer : le pied d’une vieille tour en ruine, charmant terrain plat avec vue sur le lac et chant des mouettes, entouré d’une barrière dont la porte grinçante nous avertirait de toute entrée inopportune sur notre territoire.

Malheureusement, c’est dans ce genre de situation qu’une trop grande imagination nous joue des tours… J’ai donc passé la nuit à guetter le grincement du portail annonçant quelque monstre fantastique approchant de notre frêle abri de toile et a redouté le rire des fantômes vivant dans la tour. Pas très courageux ? Je suis d’accord avec vous ! Mais essayez donc d’aller camper en Irlande, le pays des lumières sombres et des légendes, au pied d’une tour vieille de plusieurs centaines d’années, ayant sans-doute traversé moult batailles et absorbé son comptant de sang chaud. A cela rajoutez une forêt d’arbres immenses et sombres juste derrière, les bruits de pas d’un homme mystérieux promenant son chien à la nuit tombée… Serez-vous plus courageux, ou sentirez-vous comme moi le frisson de l’adrénaline vous maintenir éveillé, à l’écoute de la nuit ?

Heureusement, le lever de soleil le lendemain matin fut à hauteur de nos espérance : une merveille, et qui annonçait une belle journée de randonnée en perspective.

Franck nous ayant ramené un Walking Guide semblable à celui qu’il nous avait prêté pour le Connemara et le Mayo, nous nous sommes lancés à l’assaut des Mournes Mountain vers 10h, les yeux cernés et le ventre creux, faute d’avoir pu dénicher un petit déjeuner digne de ce nom. Nous avons eut quelques difficultés à trouver le départ du chemin : les indications données par notre guide étaient de toute évidence faite pour des gens de la région : lieu-dit, noms de route qui n’étaient indiqués nulle part… Heureusement que nous avions nos téléphones portables à portée de main : le GPS de Google est en effet d’une redoutable efficacité.

Au fur et à mesure de notre ascension cependant, tout cela n’a plus eut la moindre importance. Longeant un mur fait de pierres si énormes qu’on se demande encore comment des humains ont pu les entasser là, sans rien d’autre pour les maintenir ensemble qu’un mystérieux équilibre, nous avons suivi un chemin plus ou moins évident qui se confondait avec les pistes des moutons.

L’air de la montagne et le plaisir de la marche faisant son effet, nous étions totalement réveillés lorsque le nuage nous a avalés. Nous approchions du sommet, lorsque notre champ de vision fut envahit par cette masse grise, humide et cotonneuse. Impossible d’y voir à plus d’un mètre devant soi, la transpiration sur nos visages s’est mise à geler : Gaël avait les sourcils tout blancs !

Incapables de retrouver le chemin, nous nous sommes égarés un moment avant que Gaël ne repère une sorte de col. C’est donc là que nous nous sommes dirigés. Au bout d’un petit moment nous avons aperçut deux personnes un peu plus haut que nous. Autant vous dire que nous avons presque couru pour les rejoindre ! Au sommet, des nuages encore. Impossible de voir quoi que ce soit. Nous avons demandé aux deux personnes que nous venions de rejoindre si nous pouvions les suivre le temps que le chemin redevienne un peu plus visibles : équipés de cartes et d’une balise GPS, ils nous semblaient bien plus préparés que nous à la montagne irlandaise.

Nous avons quitté nos nouveaux compagnons à l’heure du repas, alors que le paysage commençait à se dévoiler petit à petit. Le pique-nique avalé, nous sommes repartis pour finir notre boucle : par chance, nous en avions terminé avec la montée, restait donc à redescendre, entourés de pierres étranges et d’une vue à couper le souffle.

Nous sommes arrivés à notre voiture en milieu d’après-midi, les jambes fatiguées, le sourire aux lèvres. Nous serions bien restés plusieurs jours dans ces montagnes, à faire des randonnées et à contempler les superbes paysages. Malheureusement il fallait déjà rentrer. Après un petit arrêt au bord de mer nous avons repris la route. En chemin, la voiture faisant des siennes dans la chaleur des embouteillages nous avons dû la laisser refroidir le temps d’une Guinness devant un concert de rue.

Ce week-end là, nous avons beaucoup pesté contre la météo, contre la nourriture immangeable. Il est vrai que nous avons eut beaucoup de pluie les week-ends, et que nous n’avons pas fait toutes les balades que nous aurions voulu. Mais lorsque le ciel se dévoile ne serait-ce qu’un peu et qu’il nous laisse apercevoir les étendues sauvages dissimulées dans la brume… cela vaut le coup d’avoir attendu.

4ème week-end : Dublin

Notre dernier week-end est peut-être le moins mémorable, en grande partie à cause de la conscience aigüe que c’était le dernier avant la fin. Nous avons déambulé dans la capitale, visité la grande bibliothèque du Trinity College comme il se doit, fait quelques musées.

À cette occasion, nous avons appris que les tourbières irlandaises (soit une très grande partie du sol irlandais) sont emplies de cadavres celtes : le National Museum regorgeait de momies retrouvées en parfait état de conservation. Ça donne encore plus envie de camper, n’est-ce pas ? Oh, et puis les Vikings gravaient des trucs sur les os de leurs morts, ça faisait la décoration pour les huttes…

Le samedi soir, nous avons presque désespéré de trouver un endroit où manger pour un prix abordable, mais avons finit par trouver le Merchants Arch. Prix raisonnable, nourriture fameuse, un concert en direct, que demander de plus ? La vue sur le fleuve ? Oui, il y avait aussi !

Autant dire que nous avons passé une très bonne soirée avant de retourner nous coucher chez notre hôte d’une nuit, Brenda, découverte grâce au site Homestay. Si vous allez à Berlin, n’hésitez pas à passer chez elle : la chambre est grande, le lit confortable, le petit déjeuner copieux et elle demande un prix raisonnable au regard des tarifs en vigueur dans Dublin.

Nous nous sommes couchés tôt ce soir-là, fatigués de notre journée à crapahuter dans les rues. Fatigués aussi des rues emplies de monde et de bruit : après un mois passé au vert, la capitale irlandaise fut pour nous un choc.

Le lendemain d’ailleurs, mus par un désir soudain de nous immerger une dernière fois dans les espaces sauvages qui nous avaient tant plus, nous avons tenté de prendre un train pour nous rendre dans un petit village de pêcheurs en bord de mer. Malheureusement, le temps qu’on se décide, qu’on repère le bus à prendre depuis chez Brenda, puis qu’on arrive à la bonne gare ferroviaire… le train est partis sans nous, juste quelques secondes avant que nous n’arrivions sur le quai. Autant dire que notre déception fut immense. Mais il fallait s’y faire : les vacances touchaient à leur fin, nous ne pouvions pas fuir cet avion qui nous attendait.

Quoi d’autre ?

Même si nos week-end furent extraordinaires, nous avons également eut des semaines bien remplies.

Comme mentionné plus tôt dans l’article, nous travaillions le matin avec Franck, et parfois nous l’accompagnions l’après-midi pour des courses ou autres activités.

D’autres fois, nous partions en balade : nous avons ainsi découvert un charmant parc boisé autour d’un lac, un autre lac complètement inaccessible à moins de s’introduire dans un champ et d’être munis de bottes en caoutchouc, et fait beaucoup de vélo. Nous avons également visité le site de Carrowkeel et celui de Clonmacnoise. Si le second est plus connu et aménagé, le premier est plus impressionnant et moins touristique, ce qui en rend la visite plus agréable.

Nous avons également été avec Marion jusqu’à un ancien château fraîchement déterré par les habitants locaux, ce qui fut une excursion aussi amusante que déroutante lorsque nous avons appris qu’en quelques générations les gens avaient tout simplement oublié qu’un château se trouvait là !

Nos hôtes si gentils nous ont amenés dans un restaurant le vendredi soir veille de notre départ : The Black Olive. Situé à l’étage au dessus d’une boutique à Longford, il faut penser à lever les yeux pour le trouver, et pourtant il valait vraiment le détour !

Pour finir cet article, je vous transmet le lien pour le Wwoofing en Irlande :
http://www.wwoof.ie/

Un commentaire

  • gael

    Ton article est super Siloé ! 🙂 Nous avons vécu des moments magiques et rencontré des gens extraordinaires. J’aimerai beaucoup retourner dans ce magnifique pays, mais pour le moment, d’autres aventures nous attendes !

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