Corfou
Europe,  Grèce

Corfou

Cette année, nous avons pris une importante décision : nous partirions au soleil ! En effet, nos deux derniers étés ont été marqués du sceau de l’humidité, du vent, du froid… de l’aventure aussi. Mais 2017 devrait rimer avec chaleur et soleil.

C’est dans cet état d’esprit que nous avons pris nos billets d’avion pour l’île de Corfou. Notre choix a été quelque peu motivé par la raison économique : petit budget + manque d’anticipation ne font pas bon ménage. Nous avons pris nos billets d’avion donc, et réservé une chambre ainsi qu’un véhicule dans la foulée.

Cette fois, la limitation du poids des bagages à 10 kg par personne ne nous faisait pas peur. Des shorts, des t-shirts et un maillot de bain, ça ne pèse pas bien lourd. Et le 19 juillet, nous nous sommes envolés sans encombre pour notre petit paradis, sur lequel nous resterions dix jours.

Après 2H45 de vol, nous avons eu le plaisir de poser le pied sur un bitume brûlant, dans une atmosphère tout aussi brûlante. Nous avions évité pour des raisons pratiques aussi bien qu’économiques de passer par les grandes compagnies de location de véhicule. Aussi, un employé de Corfu Car Hire nous attendait à l’aéroport avec une pancarte à notre nom. Il nous a emmené jusqu’à l’agence où notre véhicule nous fut remis : une petite Peugeot 107 jeune comme un citron et… embaumant l’essence ! Face à notre inquiétude, on nous explique qu’un bidon a été renversé le matin même dans la voiture, mais que l’odeur devrait disparaître en quelques jours. Pas très rassurés, nous nous sommes cependant mis en route, fenêtres grandes ouvertes.

Au bout d’un ou deux kilomètres, nous ne savions plus ce qui était le pire, de l’odeur d’essence ou de celle du parfum qui avait a priori été vaporisé dans le véhicule pour masquer les effluves de carburant. Nous sommes venus à bout des 50 minutes de trajet, mais avec un sacré mal de tête. Pour autant, la voiture roulait bien. En tant que spécialistes de l’aléa en tout genre, nous n’allions pas nous laisser démonter pour si peu !

Au bout de la route (et de l’île), à Vitaladès, nous attendait notre petit appartement dans la Corfu Country House. Une petite cuisine, une salle de bain (avec une toute petite douche), une chambre climatisée et un joli balcon équipé d’une table pour prendre ses repas. Nos valises posées, nous nous sommes sentis bien. Le séjour s’annonçait prometteur.

Notre premier réflexe fut de partir à la recherche de la plage promise sur notre réservation : appartement à 400 mètres de la plage était-il précisé. Nous partons donc à pieds avec nos serviettes, et arrivons en quelques minutes sur une charmante plage. Trois tavernes y louent des transats, mais le reste de la plage est en accès libre, et il n’y a finalement pas tant de monde que ça. La plage se prolonge dans la longueur, longeant le bord de falaises blanches. L’eau est d’un bleu foncé, il y a quelques vagues. Le soir, nous avons mangé à la Taverne Julia pour fêter notre arrivée : au menu, poisson frais, vin blanc du pays… et une glace offerte par la maison, dans la plus pure tradition grecque.

Présentation de L’île

Avant notre départ pour Corfou, nous avions fait quelques recherches sur l’Île, son histoire. Corfou ou Corcyre (de l’italien : Corfù ; en grec : Κέρκυρα / Kérkyra ; grec ancien : Κέρκυρα ou Κόρκυρα ; latin : Corcyra) est donc une île grecque située en mer Ionienne, sur la façade occidentale de la Grèce, à proximité de sa frontière avec l’Albanie. Elle est la capitale de la périphérie des Îles Ioniennes, ses habitants sont les Corfiotes. Corfou doit son nom à Corcyre, une nymphe fille du fleuve Asopos et de la rivière-nymphe Métope. Poséidon, étant tombé amoureux d’elle, l’aurait emmenée sur cette île. De leurs amours est né Phéax. Ce dernier nom pourrait également expliquer l’origine du nom des Phéaciens. Corfou, habité par les Phéaciens, aurait été l’ultime étape d’Ulysse avant son retour à Ithaque. Ulysse se serait échoué sur le rocher qui se trouvait sur l’îlot de Pondikonissi (el), à la pointe de Kanoni au sud de la ville de Corfou. Les Phéaciens, très bons marins l’auraient aidé et Nausicaa, fille du roi des Phéaciens, Alcinoos, l’aurait accueilli.

Corfou mesure 58 km de long et 27 km au point le plus large. L’île, en majorité bordée par la mer Ionienne, est aussi baignée par la mer Adriatique sur son littoral nord, depuis l’Ákra Kouloúra, au nord-est, jusqu’à l’Ákra Kavakefali, au nord-ouest. En regardant du nord vers le sud, elle a la forme d’une anse ou d’une faucille. On peut diviser l’île en trois régions : le nord avec les montagnes, le centre avec les collines, le sud (où nous logions) avec les plaines. Les côtes sont principalement constituées de galets et de sable. Le point culminant de Corfou est le mont Pantokrator (906 m d’altitude). Il se situe au nord de l’île.

Dans son passé mythique, Corfou est donc l’île des Phéaciens. Elle sera successivement alliée à Athènes et Rome.

En 455 apr. J.-C., les Vandales ravagent l’île mais n’arrivent pas à prendre la ville. En 540 ou 551 apr. J.-C., pendant la guerre des Goths, les Ostrogoths de Totila envahissent Corfou et la pillent, puis l’utilisent comme base pour attaquer les îles proches et les côtes de Grèce continentale. Aux XIe et XIIe siècles, les Normands du royaume de Sicile s’emparent de Corfou à plusieurs reprises, mais l’île est à chaque fois reconquise par les Byzantins parfois aidés des Vénitiens : elle est normande de 1081 à 1085, de 1147 à 1149 puis de 1185 à 1191. De 1199 à 1204 (ou 1206), Corfou fait partie du domaine des héritiers de Margaritus de Brindisi, sous l’autorité de l’amiral génois Léon Vetrano (it). En 1204, l’Empire byzantin est partagé entre les participants de la quatrième croisade. Corfou connaît alors une première domination vénitienne de 1204 à 1210, appartient ensuite au Despotat d’Épire, est conquise en 1257 par Manfred de Sicile et fait partie du royaume de Naples des Angevins de 1266 à 1386.

En 1386, quelques notables de Corfou demandent la protection du doge de Venise. En 1401, Venise versa au roi de Naples Ladislas 30 000 ducats d’or pour officialiser la possession de l’île. Après l’expansion de l’Empire ottoman, l’île constitue la dernière terre chrétienne avant le monde musulman. Les Vénitiens fortifient Corfou érigent la Vieille Citadelle en 1550, le Fort Neuf une trentaine d’années plus tard et dégageant l’Esplanade. Grâce à toutes ces défenses, l’île ne tombe jamais aux mains des Ottomans lors des luttes qui se déroulent du XVe au XVIIIe siècle. Pendant le siège de 1716, elle est défendue par Johann Matthias von der Schulenburg. Pendant cette période, les Vénitiens encouragent les Corfiotes à exploiter davantage les oliviers.

Après avoir occupé Venise et mis fin au dogat, Napoléon Bonaparte décide, au printemps 1797, d’occuper les îles Ioniennes. Le 27 mai, le général Gentilli atteint la rade de Corfou et s’empare de la citadelle. Sur l’île, Pierre-Jacques Bonhomme de Comeyras est le commissaire pour le Directoire en 1798. Conquises en 1799 par une flotte russo-turque commandée par l’amiral Ouchakov, les îles Ioniennes sont rendues à la France en 1807 au traité de Tilsit. L’île a un statut de protectorat britannique entre 1814 et 1864. Le 21 mai 1864, Corfou, ainsi que les autres îles Ioniennes, est officiellement remise à la Grèce.

Ce petit cours d’histoire sert à expliquer ce qu’on peut voir et ressentir en visitant l’Île : des influences architecturales et culturelles diverses. Les monuments visités sont issus des différentes cultures ayant occupé l’île, tissant un patchwork original qui distingue Corfou d’autres îles comme la Crète.

Quelques visites qui valent le détour

L’Achilleion

Le premier monument que nous avons visité au lendemain de notre arrivée fut L’Achilleion, résidence édifiée par l’impératrice Élisabeth d’Autriche (dite Sissi) pour sa convalescence et rachetée par le Kaiser Guillaume II qui en fit un palais d’été, souvent fréquenté.

Des guides audios sont gratuitement distribués, et permettent de se régaler d’anecdotes et d’explications diverses tout au long de la visite, à condition d’être prêts à faire la queue un bon vingt minutes. Cela vaut la peine, si l’histoire d’une impératrice un peu plus rebelle que la moyenne (et même un peu féministe pour l’époque) attise votre curiosité. Mais même sans cela, le palais est très beau, et donne l’opportunité d’un point de vue époustouflant sur la baie de Corfou (ville).

Le Palais a été nommé par Sissi en l’honneur du héros mythologique Achille, dont paraît-il, elle admirait le courage et la détermination. Tout l’intérieur vaut la visite, de même que les jardins aux odeurs assez incroyables.

La baie et le monastère de Palaiokastrítsa, l’Angelokastro.

Depuis Vitaladès, nous sommes partis en début d’après-midi pour visiter la baie de Palaiokastritsa et son monastère. Depuis le Sud de l’île, cela demandait environ 1H de route.

En arrivant, nous avons vécu une petite déception : le coin était beaucoup plus touristique que nous avions vu ailleurs sur Corfou. Les criques, quoique magnifiques, étaient bondées de monde. Voyant cela, nous avons décidé de commencer par visiter le monastère.

Assez petit, il offre un beau point de vue sur les criques, et l’intérieur de la petite chapelle est magnifique. Dans la boutique, il est possible d’acheter des herbes à salade grecque ainsi que de l’Origan et de la sauge, des savons, de l’huile d’olive, qui semblent artisanaux (sans certitude, mais enfin, cela sentait si bon !). Seul bémol : l’habituelle combinaison châle/jupon moches donnés aux femmes à l’entrée afin de dissimuler jambes et épaules. Par la chaleur ambiante, cela peut vite rendre la visite pénible (d’autant plus que les jupons n’ont visiblement pas été conçus pour permettre de gravir aisément les différents escaliers…).

En quittant le monastère, nous avions très chaud, et aurions volontiers profités des criques le temps d’une baignade. Malheureusement, les plages toujours aussi bondées nous en ont dissuadés, et nous nous sommes plutôt dirigés vers l’Angelokastro.

Perché loin au-dessus de la baie, il faut un quart d’heure pour l’atteindre depuis Palaiokastritsa. Pour atteindre les ruines depuis le parking, il faut gravir un escalier taillé dans la roche qui serpente un moment entre les oliviers.

Le « Kastro » est un beau monument datant de l’empire byzantin. Il est curieux de s’y promener, imaginant les batailles, la vie qui existait autrefois entre les murs. Mais par-dessus-tout, la vue de là-haut est fabuleuse et pourrait justifier à elle seule le déplacement.

Descendus de notre perchoir, nous nous sommes dirigés de nouveau vers Paleiokastritsa pour enfin trouver un endroit où nous installer au bord de l’eau et profiter d’un peu de fraîcheur. En prolongement de la plage, nous avons même découvert un petit ponton depuis lequel il était possible de sauter dans une eau translucide.

Cela nous fit d’autant plus de bien que ce jour-là fût notre premier gros déplacement, qui nous fit apprendre à être plus prévoyant concernant l’eau : pour une après-midi, nous avions emmené une bouteille d’1,5 litres à partager entre nous deux. Cela s’est révélé très insuffisant. A 16H déjà nous n’avions plus d’eau, et la chaleur nous faisait souffrir. A croire que vivre dans le Nord de la France prépare mal au climat sec/35 degrés/plein soleil !

Pour nous consoler de notre grande soif, nous avons mangé sur place le soir, dans un petit restaurant en bord de mer. Le fabuleux coucher de soleil sur la baie nous a aisément fait oublier le poisson un petit peu trop cuit.

Le vieux Peritheia sur le Mont Pantokrator

Depuis Vitaladès, le Mont Pantokrator, sommet le plus haut de l’île (il culmine à 906 mètres d’altitude) se trouve à environ 2H de trajet, par des petites routes plus ou moins rassurantes quoique magnifiques. Sur les pentes de ce mont, se trouve le plus vieux village de Corfou, celui de Peritheia.

La première chose qui frappe le visiteur à son arrivée, c’est le sentiment de se promener dans un village abandonné depuis des siècles. Et puis, au fur et à mesure, on trouve quelques charmantes tavernes en activité, quelques touristes qui semblent perdus au milieu des ruines. On entend le moteur d’une débroussailleuse à l’œuvre quelque part dans l’une des propriétés encore habitées. Malgré tout, on garde le sentiment de déambuler dans un lieu fantôme. Au fil du chemin, on peut traverser le village, visiter quelques demeures abandonnées et recolonisées par la végétation. Plus haut en continuant, un sentier permet de démarrer une randonnée sur le Pantokrator.

Initialement, nous avion prévu quelques heures de randonnée dans la journée. Pourtant, après une heure de balade dans le village puis au-dessus, en plein soleil, nous avons vite changé d’idée. Nous n’étions pas équipés pour une randonnée par une température de 40 degrés ! Ironiquement, nous avons songé que lorsque la météo est décidément farceuse avec nous (ou peut-être ne sommes-nous pas suffisamment prévoyants ? …). Faisant contre mauvaise fortune bon cœur (ou bonne chair), nous nous sommes réfugiés finalement dans une charmante taverne, sous une glycine. Partageant un délicieux Mezzé, nous sommes parvenus à nous consoler de notre randonnée écourtée !

Le Canal d’Amour de Sidari

L’après-midi, en redescendant du vieux Peritheia, nous avons poussé jusqu’à Sidari et son « Canal d’Amour ». Cette formation géologique étonnante attire de nombreux visiteurs et visiteuses, notamment de nombreux jeunes gens qui profite de la configuration de l’endroit pour effectuer des sauts depuis la falaise dans une eau turquoise.

L’observation est également amusante : les aventureux non prévenus sautent en effet à l’eau, puis nagent jusqu’à un rebord muni d’une corde afin de remonter… C’est là qu’ils découvrent que la falaise (et sans doute le fond de l’eau) est entièrement composée d’argile ! De fait, cela glisse, et il est pratiquement impossible de remonter sur le bord… à moins de ramper dans une cavité étroite (visible sur la photo suivante). Les acrobates ressortent ainsi de là couverts de glaise.

Le Trône du Kaiser

Au cours d’une autre journée d’expédition qui nous amena à quelques déconvenues (un musée trouvé exceptionnellement fermé après avoir roulé deux heures pour venir le visiter…), nous avons fini par faire une autre belle découverte : le trône du Kaiser ! Situé sur les hauteurs du village de Pelekas, le belvédère a été érigé par l’empereur allemand Guillaume II, qui, dit-on, aimait venir y admirer le coucher du soleil.

De fait, cet empereur avait bon goût, car de là-haut, la vue à 360° sur l’île de Corfou est absolument sublime.

La ville de Corfou

Comment imaginer venir sur l’île de Corfou sans visiter la principale ville du même nom ? Impossible ! Nous avons donc consacré une journée pleine et entière à la visite de ce trésor.

Sur la matinée, nous avons visité le Palais de Mon Repos, résidence de villégiature des hauts commissaires britanniques et lieu de naissance de plusieurs princes de la famille royale grecque, dont Philippe, duc d’Édimbourg. Campé au milieu d’un très grand et beau jardin, celui-ci offre une visite assez courte mais toutefois agréable. La balade dans le jardin vaut également le détour, offrant de plus un peu d’ombre et de fraicheur en prime du doux chant des cigales.

En deuxième moitié de matinée, nous nous sommes rendus au cœur de la vieille ville, à la recherche d’une église notée dans les guides et abritant la momie d’un saint vénéré par les corfiotes. Nous n’avons pas pu trouver celle-ci avant la fin de la journée !

De fait, nous nous sommes rabattus avant de manger sur un charmant parc donnant vue sur le fort, une petite chapelle, puis sur quelques ruelles animées et très typiques.

Ce midi-là, nous nous sommes contentés d’un sandwich sur un banc à proximité de l’esplanade de Corfou. Ce fut l’occasion de vivre notre toute première pluie grecque ! Mais cette pluie-là est bien plus agréable que celle que nous avons connue en Irlande : elle rendait la température extérieure finalement très supportable.

Après manger, nous avons visité le fameux musée d’art asiatique : un petit bijou empli de merveilles qui vaut largement les deux heures que nous lui avons consacrées.

Après le musée, le vieux fort. Il nous a donné l’occasion d’une vue imprenable sur la mer, et de quelques belles photos. Cependant, nous fumes un peu déçus : le fort est immense et on ne peut en visiter qu’une toute petite partie qui a été aménagée à cette fin, le reste demeure inaccessible. Nous y avons pourtant trouvé une plage, qui nous a permis de nous rafraîchir en fin d’après-midi, juste avant de nous diriger vers une taverne en bord de mer.

En début de soirée, nous sommes retournés dans le petit parc visité au matin, dans lequel avait lieu un concert gratuit en plein air. Bercés par la musique corfiote, c’est tout sourire que nous sommes ensuite retournés à notre petit appartement de Vitaladès.

Quelques belles excursions en nature

Au-delà des visites culturelles, assez peu nombreuses finalement si on compare Corfou à la Crète ou la Grèce continentale, l’île offre de belles possibilités de balades. Pour une île Grecque, Corfou ne nous a pas semblée être trop touristique. Nous nous sommes ainsi retrouvés à plusieurs reprises dans des lieux qui semblaient désertiques et sauvages.

La Plage d’Issos

Lorsque nous sommes arrivés sur cette plage, le petit parking aménagé était bondé. Prenant sac à dos et serviettes de plage, nous avons décidé de dépasser la zone occupée par de nombreux transats pour aller découvrir la plage un peu plus loin.

Il faut dire qu’initialement, nous cherchions un lac d’eau salée : le Korission, connu pour abriter parfois des flamands roses.

Petit avertissement, pour ceux qui auraient dans l’idée de faire la même excursion : les tongs et sandales sont parfaitement inappropriées à une longue marche dans le sable. En effet, celui-ci est si brûlant, qu’au bout de quelques pas seulement on est obligé de se précipiter dans l’eau ! C’est comme ça qu’au bout de quelques mètres, je me suis retrouvée à porter mes sandales avec des chaussettes prêtées par Gaël.

Heureusement pour mon amour-propre, la plage était immense, et déserte. Ou presque : une fois les transats dépassés, on arrive à une zone de la plage occupée par des nudistes. Si on passe son chemin, on arrive ensuite sur une portion complètement déserte, qui peut donner la sensation d’être sur une autre planète.

Nous avons marché plusieurs heures le long du bord de mer, avant de bifurquer dans les dunes sableuses afin de rejoindre (nous l’espérions !) le bord du lac Korission. Sous la chaleur accablante, ça ne s’est pas vraiment révélé être une partie de plaisir. Nous aurions parfaitement pu nous imaginer perdus en plein désert.

Nous avons finalement trouvé le lac. Ce fut une petite déception : il n’était pas si beau, et le bord par lequel nous sommes arrivés (un peu au hasard il faut l’avouer) était impraticable. Pour autant, j’ai eu la petite joie de voir des flamands roses sauvages : tellement loin qu’il fallait toute la puissance du zoom de l’appareil photo pour les voir, mais tout de même !

Nous avons rebroussé chemin par la plage. Ce jour-là, nous n’avons pas vraiment trouvé ce que nous cherchions, nous avons pratiquement erré tout l’après-midi dans un espace qui semblait hors du temps, hors du monde. L’une des meilleures expériences de notre séjour, finalement.

Les Marais Salants de Lefkimi

Nous avons visité ces marais en une fin d’après-midi. Du coup, nous ne pouvons pas dire ce que donne l’endroit en pleine journée. Mais vers 18 ou 19H, lorsque le soleil commence à descendre sur la mer, c’est encore un lieu où on pourrait se croire téléporté dans un univers à part.

Situés près d’un joli petit port, et d’une plage de galet où on peut se baigner au calme, le marais salant donne l’occasion d’une vue très jolie sur des montagnes derrière la mer.

L’entrée pour les marais est libre, un petit chemin permet d’en faire le tour au milieu de la végétation. Cependant, il est également possible de s’aventurer au cœur des bassins de récolte.

Là encore, on se croirait en plein désert, ou peut-être sur la lune ? Pour les cinéphiles, le paysage fait un peu penser au film MadMax…

FIN

… pour finir cet article… Nous conseillons vivement le voyage à Corfou. Cette île donne globalement l’impression d’être hors du temps et du monde pour quelques jours. N’étant pas trop envahie de touristes (du moins, pas partout), elle permet des visites sauvages. On en repart la tête pleine d’images et de grand air. Lorsque vous y serez, prenez le temps de passer sous les oliviers géants. Ces arbres centenaires auraient été plantés par les vénitiens, et n’auraient pas bougé depuis. Ils sont si forts et si grands, que la cueillette des olives ne peut se faire à volonté : il faut apposer des filets sur le sol, et attendre que l’arbre veuille bien se détacher de ses fruits.

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